« Mon art joue avec les dimensions, perturbant les repères visuels pour révéler des profondeurs insoupçonnées. La lumière, la texture et les superpositions créent des champs mouvants, où l’illusion dialogue avec le réel. Chaque œuvre invite à questionner ce que l’on voit, à explorer les interstices du regard et à découvrir ce qui se cache derrière l’évidence. ». »

"À l’aube de soi-même" Acrylique cellulosique 24 po H x 30 po L : l’homme face à ses paradoxes L'anti-wokisme monte en flèche, mais qu’en est-il de sa source? La démasculinisation de l’homme. Une transition silencieuse, une quête où l’homme, dépossédé des repères d’antan, erre dans une société qui semble l’avoir dépassé. Comment réagit-il face à cette perte de place? Avec force ou fragilité? Avec colère ou introspection? Mon tableau "À l’aube de soi-même" ne répond pas à ces questions, mais les soulève avec intensité. À travers un paysage onirique, aux dégradés de couleurs vibrantes et aux structures translucides, il met en lumière les turbulences intérieures de l’homme moderne. Les multiples levers de soleil, éparpillés dans toutes les directions de l’arrière-plan, symbolisent cette envie ardente d’un renouveau, mais aussi l’incapacité à choisir une voie claire. Chaque coup de pinceau exprime une émotion brute : l’incertitude d’un chemin à suivre, la transparence d’une identité en pleine réinvention, et les ombres de traditions encore bien ancrées. C’est un voyage pictural à la frontière de l’espoir et du doute, une ode au questionnement de soi.

"Jardin Secret", Acrylique cellulosique, 24 po H x 30 po L. un tableau qui marque le début d'une série explorant de nouvelles dimensions de profondeur et de perspective. À travers cette peinture abstraite géométrique, j'ai voulu jouer avec les gradients et les dégradés pour vous inviter à vous perdre dans la perception de l'espace. Est-ce une vue de haut, comme un oiseau survolant un territoire inconnu, ou une scène que l’on découvre de face, à hauteur d’âme ? Les couleurs, aussi vibrantes qu’un arc-en-ciel, incarnent cette joie intérieure qui anime nos cœurs, une célébration de la lumière et des nuances qui composent notre univers émotionnel. Le fond, façonné d’acrylique cellulosique et enrichi de pigments à l’alcool, crée une texture chaotique qui contraste avec l’ordre des formes géométriques. Avec ce fond, j’ai cherché à évoquer une sensation oscillant entre un jardin de fleurs vibrant de vie terrestre et un monde sous-marin foisonnant de coraux. Deux univers à la fois distincts et semblables, suspendus entre terre et mer, entre réalité et rêve. C’est ce dialogue constant entre chaos et harmonie, entre figuration et abstraction, qui me fascine et nourrit mon travail. J'aime marcher sur cette frontière entre deux mondes – celui du tangible et celui de l'imaginaire.

À droite, des gratte-ciels aux vitres miroitantes capturent des couchers de soleil multiples, symbolisant l'incertitude et les rêves éphémères. À gauche, un édifice phallique incarne le désir masculin, contrastant avec la complexité urbaine. Une présence fantomatique en bas à gauche trouble la composition, rappelant les ombres de la mémoire. L'intensité chromatique de droite et la douceur du ciel de gauche sont reliées par une autoroute tumultueuse, symbole de l'énergie urbaine. « La ville est un miroir brisé où chaque éclat raconte une histoire différente », écrit Daoust. Ce tableau explore la dualité entre désir et incertitude, entre reflets et réalités.

Un geai bleu, symbole de l'identité québécoise, se tient au centre, partagé entre deux mondes. À gauche, un dégradé chaud évoque l'aventure et le renouveau. À droite, un dégradé froid rappelle le confort et l'immobilisme, avec un œuf symbolisant sécurité et potentialité. La queue de l'oiseau touche l'eau, laissant des écumes rosées, comme une plume écrivant des désirs de liberté. « Je suis cet oiseau en cage, mais la cage, c'est moi », écrit Daoust. La dualité entre liberté et enfermement, entre mouvement et immobilité, est au cœur de cette œuvre.